L'expansion urbaine de Mulhouse au XIXe siècle, liée à l'industrie textile, a profondément modifié la géographie de la ville. Les anciens bras de l'Ill et de la Doller, aujourd'hui canalisés ou comblés, ont laissé des dépôts alluvionnaires argileux dans le sous-sol. Sur ces terrains, la simple identification visuelle ne suffit pas : la réaction du sol à l'eau devient un paramètre de conception critique. La détermination des limites d'Atterberg permet de quantifier cette sensibilité en mesurant les seuils de liquidité et de plasticité. À Mulhouse, où l'on construit fréquemment sur des limons et argiles de faible perméabilité, cet essai géotechnique de base oriente le choix du type de fondation, qu'il s'agisse de semelles superficielles ou de solutions plus profondes pour traverser la couche active.
Sur les limons du bassin mulhousien, un indice de plasticité élevé peut faire basculer une étude de fondation du superficiel vers le profond.
